{"id":2698,"date":"2025-10-14T19:43:52","date_gmt":"2025-10-14T17:43:52","guid":{"rendered":"https:\/\/interludewithanna.com\/?p=2698"},"modified":"2025-10-14T19:44:26","modified_gmt":"2025-10-14T17:44:26","slug":"when-autumn-burns-i-burn-autumn-fire-walk-with-me","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/interludewithanna.com\/fr\/when-autumn-burns-i-burn-autumn-fire-walk-with-me\/","title":{"rendered":"Quand l'automne br\u00fble, je br\u00fble l'automne (Fire walk with me)"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-text-align-center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"382\" class=\"wp-image-2705\" style=\"width: 900px;\" src=\"https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/sailor-et-lula-scene-amour.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/sailor-et-lula-scene-amour.jpg 719w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/sailor-et-lula-scene-amour-300x127.jpg 300w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/sailor-et-lula-scene-amour-18x8.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">L'automne rend certains m\u00e9lancoliques. Moi, cette saison m'embrase. <br>J'aime quand les jours raccourcissent et que la nuit tombe t\u00f4t.  Non pas que je n'appr\u00e9cie pas la lumi\u00e8re - fermer les volets en pleine journ\u00e9e tient pour moi du sacril\u00e8ge, m\u00eame si le soleil tape fort et les temp\u00e9ratures sont trop \u00e9lev\u00e9es. Mais il y a quelque chose d'immens\u00e9ment joyeux dans le fait de sentir la nuit tomber avant que le soir n'arrive. De red\u00e9couvrir l'obscurit\u00e9, pas la profonde, celle des heures tardives, mais celle des fins de journ\u00e9e, de la sortie de r\u00e9p\u00e9titions et des ap\u00e9ros. De profiter de mon appartement baign\u00e9 par la lumi\u00e8re tamis\u00e9e des lampes alors qu'il est encore si t\u00f4t, de me plonger dans de longs bains mousseux, \u00e0 l'odeur de vanille ou de tub\u00e9reuse. De prendre plaisir \u00e0 manger chaud et \u00e0 m'envelopper de pulls duveteux. De prendre le temps de ressortir mes trench, mes manches longues, mes b\u00e9rets, de r\u00e9enfiler mes bottes et de remettre des bas et des porte-jarretelles sous mes robes. Comme quand enfant je red\u00e9couvrais avec d\u00e9lice mes v\u00eatements pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s et vaguement oubli\u00e9s, mon cartable et mes cahiers. Comme quand c'\u00e9tait la rentr\u00e9e, promesse de choses in\u00e9dites, inconnues et donc forc\u00e9ment follement excitantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv translation-block\">L'impression que tout se ralentit l\u00e9g\u00e8rement, que tout est plus dense, plus \u00e9pais, peut-\u00eatre plus flou \u2013 et pourtant, ce n'est pas l'hiver, non, pas du tout, pas encore. Le temps peut \u00eatre doux, encore estival. Le soleil tr\u00e8s pr\u00e9sent malgr\u00e9 les l\u00e9g\u00e8res brises. Je me r\u00e9veille dans la grisaille, la ville est toute enti\u00e8re plong\u00e9e dans une chape de brume, et le lendemain, le soleil donne, c'est encore l'\u00e9t\u00e9, mais un \u00e9t\u00e9 un peu diff\u00e9rent, un <em>\u00e9t\u00e9 roux<\/em>... Je rajoute des couvertures sur le lit mais je laisse les fen\u00eatres grandes ouvertes. J'ai enfil\u00e9 des bas pour rejoindre cet amant \u00e0 l'h\u00f4tel et je les enl\u00e8ve au retour, pour marcher de nouveau jambes nues dans la ti\u00e9deur de l'air. Et soudain, j'acc\u00e9l\u00e8re le pas pour rentrer, car il fait si froid que la peau se h\u00e9risse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv translation-block\">Les jours raccourcissent tandis que l'avenir s'allonge. On remet les pieds dans le pass\u00e9, on se tourne vers demain. Une nouvelle saison commence, pleine de promesses. <br>\nEt moi, les promesses, je les ch\u00e9ris.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Je re\u00e7ois un message de toi. Tu souhaites m'emmener en week-end, loin de la ville. C'est la deuxi\u00e8me fois que nous nous voyons. L'h\u00f4tel que tu as soigneusement choisi est charmant, un peu vieillot, meubles anciens et grandes fen\u00eatres, et la for\u00eat tout autour, immense et ambr\u00e9e. Nous allons marcher dans la nature flamboyante. C'est presque \u00e0 vue d'oeil que les feuilles jaunissent, rosissent, roussissent, se transforment, toutes ces nuances incroyables qui r\u00e9chauffent les troncs d'arbres et le ciel. Elles jonchent le sol, crissent sous nos pas, tandis que nous marchons, enlac\u00e9s. Tout l\u00e0-haut, des cris d'oiseaux. Nous sommes loin de tout et la fin est loin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Sur la terrasse de l'h\u00f4tel, il fait un peu frais mais les rayons de soleil donnent encore, alors nous buvons un premier verre ici, \u00e0 regarder le ciel passer d'un bleu parfait \u00e0 un rose fushia d'une densit\u00e9 \u00e0 peine croyable, avec lenteur, sous nos yeux. Et puis on rentre pour d\u00eener \u00e0 l'int\u00e9rieur. Le repas est simple, d\u00e9licieux, la d\u00e9finition m\u00eame du bon g\u00f4ut non ostentatoire, soulignes-tu. C'est sans pr\u00e9tention donc inestimable, j'ajoute. Nous buvons du vin rouge, du vin fort comme je l'aime. Nous partageons des histoires, des souvenirs, des rires, des go\u00fbts. Au dessert, nos visages se rapprochent, nos joues se caressent, nos l\u00e8vres se tendent, embrasse-moi, embrasse-moi, encore, l\u00e8che ma langue et touche-moi plus bas, oui, l\u00e0, exactement l\u00e0, sous la nappe, discr\u00e8tement, s'il te pla\u00eet ne t'arr\u00eate pas, je prends feu comme les feuilles des peupliers, des platanes, des \u00e9rables, quittons la table et prends-moi fort, jusqu'\u00e0 ce que nous voyons rouge, s'il te pla\u00eet, fais-le.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Le lit est moelleux, la nuit nous enveloppe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Nous prenons le petit d\u00e9jeuner sous la couette. Les croissants sont encore chauds, le caf\u00e9 d\u00e9licieux, parfum\u00e9. Par la fen\u00eatre, le monde continue de briller, dor\u00e9. Je sais qu'en ville, tout l\u00e0-bas, \u00e7a br\u00fble tout pareil. Dans les jardins, aux Tuileries, \u00e0 Tiergarten, \u00e0 Hyde Park, les temp\u00e9ratures ont refroidi, l'\u00e9t\u00e9 a bel et bien disparu. J'aimerais y \u00eatre aussi. Je veux \u00eatre partout. Avoir le don d'ubiquit\u00e9. La vie ne sera jamais assez immense pour contenir l'insatiabilit\u00e9 de mes d\u00e9sirs. Ma soif de vivre est aussi grande que cette fi\u00e8vre au creux de mes jambes. Je place ta main sur mon sexe br\u00fblant et nous plongeons de nouveau dans les draps pour faire l'amour une nouvelle fois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Nous reprenons le train et tu d\u00e9cides de me faire rester \u00e0 tes c\u00f4t\u00e9s pour ta derni\u00e8re nuit \u00e0 Paris, avant de repartir loin et peut-\u00eatre pour longtemps. Tu n'as pas envie de me quitter, tu es bien avec moi. Moi aussi. Je d\u00e9cale des rendez-vous, annule un d\u00eener. Nous rouvrons nos valises. Allons visiter un lieu que tu aimes, me dis-tu. Anna, fais-moi d\u00e9couvrir la ville o\u00f9 tu as grandi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Je t'emm\u00e8ne \u00e0 la Nouvelle Ath\u00e8nes. J'allais au lyc\u00e9e pas loin. Nous fl\u00e2nons au Mus\u00e9e Gustave Moreau. Adolescente, c'\u00e9tait mon peintre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, je te glisse \u00e0 l'oreille. Adolescente, je venais ici comme dans un sanctuaire... Tu souris, m'embrasses dans le cou. C'est beau, j'aime bien, tr\u00e8s fran\u00e7ais. D'un baiser, tu effleures mes l\u00e8vres. Ton odeur que j'ai red\u00e9couverte il y a quarante-huit heures \u00e0 peine, qui m'emplit et me donne des frissons, m'enflamme de nouveau. Comment une simple odeur, li\u00e9e \u00e0 la contemplation de tableaux, peut-elle \u00e0 ce point allumer nos corps ? Je me presse contre toi. J'ai envie d'empoigner ton sexe \u00e0 travers ton pantalon et qu'on baise ici, sur le parquet, au milieu de cette salle vide, sous les regards fig\u00e9s de Salom\u00e9, de Salammb\u00f4, de Pha\u00e9ton, celui qui est mort d'avoir voulu toucher le soleil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">J'en veux encore, je te dis. Encore.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Tu me regardes attentivement. Tes yeux sont l\u00e9g\u00e8rement plus sombres, dilat\u00e9s. Le d\u00e9sir t'a envahi \u00e0 ton tour. T'aurais-je transmis le feu ? Je te prends par le cou et rapproche ton visage du mien, jusqu'\u00e0 ce que nos cils se touchent. Je ne porte pas de soutien-gorge et je me serre contre toi. Sous mon cardigan l\u00e9ger, mes seins se dressent, \u00e0 peine visibles. J'ai l'impression de d\u00e9gager une chaleur diffuse tellement j'ai envie de ta queue, de ton souffle, de toi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Retournons \u00e0 l'h\u00f4tel, tu veux ?<br>Est-ce vraiment une question, Anna ? Oui, bien s\u00fbr que oui !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Nous marchons dans le paysage en flamme qu'est \u00e0 son tour devenu Paris. Nous pressons le pas pour rejoindre notre chambre, elle est en flamme elle aussi, les murs sont pourpres et les draps immacul\u00e9s prennent feu. \u00c0 peine la porte ferm\u00e9e, je me jette sur toi et d\u00e9boutonne ton pantalon. Je veux ton sexe dans ma bouche, m'attarder, juste le gland tout d'abord puis te prendre en entier, tes g\u00e9missements m'excitent et continuent de m'embraser, je te suce mais je voudrais que tu me prennes en m\u00eame temps, ce qui est chose impossible, comme tu me le rappelles, raisonnable, avant de me retourner d'une tape sur les fesses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">D\u00e9sormais \u00e0 quatre pattes sur le grand lit et le visage enfoui dans les oreillers, je me laisse l\u00e9cher par toi. Sous ta langue, sous tes doigts, je suis si excit\u00e9e que je me cambre comme un dessin de Manara \u2013 ou bien c'est le fait de jouer \u00e0 devenir un dessin de Manara qui m'excite encore plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Je br\u00fble, je te murmure entre deux g\u00e9missements, comme l'automne, je br\u00fble, tu le sens ? Je suis une Fille du Feu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"kadv\">Derri\u00e8re les vitres, la bourrasque tonne, et sans pr\u00e9venir, des flots se d\u00e9versent, dans un grondement d'op\u00e9ra, dans un d\u00e9luge qui nous emporte, toi et moi, si petits, si ardents, si insatiables...<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"1088\" class=\"wp-image-2704\" style=\"width: 900px;\" src=\"https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo.jpg 1324w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo-248x300.jpg 248w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo-847x1024.jpg 847w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo-768x928.jpg 768w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo-1271x1536.jpg 1271w, https:\/\/interludewithanna.com\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/hgjhijojo-10x12.jpg 10w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019automne rend certains m\u00e9lancoliques. 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